E-sushi - Art et Design

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Ray Caesar

Il parle lui-même de ses peintures comme de « visitations mystiques digitales du Bien et du Mal… ». Une définition aussi étrange que les œuvres de cet artiste anglais Ray Caesar.
Sa technique est celle de la peinture digitale en 3D, et il en ressort une impression glacée dérangeante.
Son univers fantastique et sinistre, ses visages livides intégrés dans un style victorien, sont en partie inspirés des 17 années qu’il a passé a travailler dans le département d’art et de photographies avec des enfants malades d’un hôpital de Toronto.



9 commentaires

  1. CarolineD octobre 17th, 2008 21:29

    Qu’est-ce que c’est étrange, j’accroche totalement à l’image des deux petites filles à cornes. Jolie découverte, merci e-sushi.

  2. Anonyme octobre 19th, 2008 10:03

    ca fait froid dans le dos kan meme :???:
    techniquement c’est impressionant mais niveau sujet des mises en scene, ca fait kan meme reflechir… sur les illustration 2, 3, 4, 5… non?

  3. admin octobre 20th, 2008 14:45

    null Oui,évidemment quelque chose qui dérange, de malsain à connotation sexuelle
    Une partie de la réponse se trouve dans une période de sa vie durant laquelle il était photographe dans un hôpital pour enfants malades à Toronto où il a entamé des recherches sur des sujets difficiles telle l’abus sexuel sur des enfants.

  4. Anonyme octobre 21st, 2008 12:15

    ui j comprend mieu, et en y regardant de plus pret, dans chacun de ses tableau un faite ya plein d’allusion sexuel mais d’un rapport hyper violent je trouve, par exemple la fille a l’oeil creuvé et agraphé,… une autre chose aussi est assez frappante, c’est les positions des mains, et elles sont particulierement significativent je trouve, surtout sur celle ou les deux filles portes des vetements de meme couleur que les murs, j’ai déja vue une tel position chez une personne qui a énormement souffert sur ce plan. Du coup ce qui me dérrange en faite c’est que j’ai du mal à situé sont point de vue, victime ou boureau?

  5. admin octobre 21st, 2008 16:02

    null Oui, en effet, je pense que justement il laisse planer le doute pour mettre mal à l’aise le spectateur.
    Personnellement je retrouve plutôt un côté bourreau, un plaisir à montrer cette souffrance, mais une souffrance que l’enfant ressent comme un plaisir.

    Et encore je me suis abstenue de mettre toutes celles qui me glaçaient le plus le sang :
    Pecker
    Suddenly
    Blessed
    Precious
    FlyTrapStudy
    Incognito
    :???:

    Les mains ? Ha oui ? Je ne savais pas.

  6. Anonyme octobre 22nd, 2008 12:03

    oui la position des mains est quelque chose de caractéristique et révèlent souvent quelque chose et la en l’occurrence celle ou ya 3 fois la même position c’est pas un hasard…
    Sinon oui t’as raison auré, c’est plutôt du coté du bourreau et c’est encore plus frappant pour celle que t’avais pas mise…
    Mais j vois pas comment on peut prendre du plaisir à montrer cette souffrance, si ce n’est pour son propre plaisir, et là j me pose vraiment des questions sur l’artiste.. :???: .

  7. Margaux, une fille de passage décembre 6th, 2008 20:46

    Bonjour, voilà j’ai découvert les oeuvres de cet artiste, par hasard, grâce à une copine. Je regardais vite fait les oeuvres, et je les trouvais plutôt belles, bien faites, et en même temps vide de sens, trop étrange pour tenir un sens, et maintenant que j’ai vu la mini biographie sur Ray Caesar, et plus en détail les photos, j’en ai froid en dos :???:

  8. jim delarge février 9th, 2009 12:52

    chers amis,

    Discourir de ce type d’imagerie en terme de victime/bourreaux n’a pas grand sens. Voyons !
    Ces images sont là pour déranger, c’est évident, mais de façon douceureuse. On est dans le détournement de pixar ou disney, on a affaire à une forme de néo-kitch, d’interdit oui, mais seulement pour les Tartuffes.
    C’est de l’art contemporain, enfin !, on est dans l’imaginaire, pas dans le fait divers.
    Ce qui saute aux yeux dans son travail, c’est la beauté tout court avant tout.
    Par ailleurs, la dimension du “vice” chez l’enfant existe, parlons plutôt de sexualité enfantine, de jeu, de déguisement, qu’on le veuille ou non, en témoigner sous cet angle-là est moins risqué dans une période comme la nôtre que si il avait fait intervenir des adultes par exemple, imaginez le simplement, là vous en en étoufferiez mais n’oubliez pas que d’autres le font.
    épargnez donc Caezar.
    Merci à Ray d’exister tel quel.

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